CapMer Occitanie le magazine du patrimoine, de la mer et du littoral de la région Occitanie
6 avril 2020
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2036

termes de pêcheurs occitans et catalans

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Recueil des termes occitans des pêcheurs et marins, noms des bateaux, engins de pêche, poissons  et vents.

 

 

 

 

  • Aigos-mortos s.

    f. pl. partie du bateau qui plonge dans l’eau.

    Agoutal s. m.

    écope à main. Dérivé de agoutà, épuiser; du

    latin gutta, goutte.

     

    Amadiè

    s. m. var’angue, membre de la

    quille

    d’un bateau. Du

    latin materium En vieil occitan madier, espagnol madero, fr.

    madrier.

    Amainà

    v. a.

    et

    n. amener,

    abaisser les voiles. Du latin inva.

    ginare par

    l’intermédiaire de l’italien ammainare.

    Amploio

    s.

    f. petite sardine (Leucate). A Nice: amplova,

    anchois. Catalan: amploia, espèce de poisson plus petit

    que

    la

    sardine et

    sans

    écailles.

    Amoulà

    v. a.

    lâcher; faire

    passer

    le filet à la personne

    chargée de le

    lancer.Amoulat encroutz, position de la voile calée.

    Du latin mollis, souple. En catalan amollar,

    en

    italien mollare.

    Aachoio

    s.

    f. anchois. De l’espagnol anchoa, du grec

    aphuê

    par

    le bas-latin *apiua.

    Anguiaio s.

    f. anguille. Syn. andialo, endiala. Du latin an

    guilla. La petite anguille est appelée anguialou.

    Anteno s.

    f. antenne, vergue

    qui soutient la voile latine des

    bateaux de pêche.

    Antenant s. m.

    ralingue qui fortifie le bord de la voile latine

    placée le long de l’antenne.

    Arescà

    v. a.

    appâter. Du latin adescare, ancien occitan

    azescar.

    Arcèli

    s. m.

    clovisse, mollusque (Topes decussata). Du latin

    Arcella.

    Armai s. m.

    partie du filet de pêche appelé batudo. Dérivé de

    armo, arme.

    Armèlo

    s.

    f. partie du gouvernail, désigne probablement l’anneau

    qui reçoit le mamelou ou

    agulhot du gouvernail plutôt

    que

    ce

    mamelon lui-même. Du latin armilla,

    anneau.

    Arrasà v. n.

    et

    a.

    baisser légèrement

    une

    voile. Du latin ad +

    rasu + are.

    Art s. m. grand filet constitué

    par une

    manche munie de deux

    ailes destinées à

    amener

    le poisson. Il est utilisé dans la pêche

    à la traîne. Du latin

    ars,

    artis. Catalan art. -Aubà

    ou

    albà

    s. m.

    hauban, corde qui sert à fixer l’antenne

    sur

    le mât. Syn. trosso. Du néerlandais hobant

    par

    l’intermédiaire du français. Espagnol obenque, même origine.

    Aufo

    s.

    f. sparte qui sert à fabriquer des cordes et des filets. De

    l’arabe Halfa.

    Aumalhado ou

    armalhado

    s.

    f. sorte de maille de filet. De

    armo, arme ou

    d’après Mistral de aut, haut et malhado, maille.

    Syn. mairado (Montpellier).

    Aurado

    s.

    f. daurade, poisson (Chrysophris

    aurata). Diminutif auradelho (Leucate).

    Aure

    ou

    aubre

    s. m.

    mât. Du latin arborem.

    Avarà

    v. n.

    et

    a.

    mettre une

    embarcation à la

    mer. Provencal

    varà, catalan

    avarar,

    espagnol

    varar, italien

    varare.

    Du

    latin

    vara,

    perche.

    Bago s.

    f.noeud qui sert à réunir les cordes du filet de pêche.

    Du néerlandais bagge,

    anneau.

    Banc d’albourà

    s. m.

    banc percé d’un trou dans lequel on

    place le mât du bateau. Albourà pour

    aîbourà du latin vulgaire

    *arborare, dresser. En espagnol arbolar, mâter; catalan arborar,

    même sens.

    Barbèu s. m. gros rouget (Mullus barbatus). Ce mot a

    subi

    l’influence du provençal;

    en

    languedocien,

    on

    aurait barbèl.

    Barcarés

    s. m. ce

    mot désigne,

    sur

    les côtes de la Méditerranée, l’endroit où sont amarrées les barques de pêche. Du

    latin Barca + aricium.

    Batudà

    v. n.

    pêcher à l’aide du filet appelé «batudo ».

    Batudo

    s.

    f. filet vertical monté sur

    cordes, muni de flotteurs

    de liège

    et de plombs. Il

    a

    25

    m.

    de long et des mailles de

    0 m.025. On assemble plusieurs de

    ces

    filets. Sert à pêcher dans

    les étangs. Catalan batuda.

    Baudroi

    s. m.

    baudroie (lophius piscatorius). Dérivé probable du latin puis, pultis

    x

    germanique. Brod d’où les formes

    variées bouldro, bÓudro, baudro, braiado, baldro,

    vase,

    bourbe.

    Bendo

    s.

    f. ralingue qui fortifie le côté perpendiculaire de la

    voile latine.

    Bernât l’ermito

    s. m. pagure.

    Beto

    s.

    f. barque plate de pêche de 5

    m.

    50 de long et de

    1

    m.

    40 de large environ. Cette embarcation est utilisée

    par

    les

    pêcheurs des étangs. Probablement de l’ancien anglais bât.

    Betou

    s. m.

    bateau de pêche

    un peu

    plus petit

    que

    la «beto »,

    de 4

    m.

    25 de long et de 1

    m. 10 de large. Syn. nègo-fol.

    Betouno s.

    f. bateau de pêche de dimension intermédiaire

    entre la beto et le bétou.

    Butado

    s.

    f.

    muge.

    Bichut

    s. m.

    ascidie (Microsmus vulgaris). Syn.

    viúlet.

    En

    provençal vichet. Du latin vectis.

    Biou

    s. m.

    murex, coquillage. Ce mot désigne aussi le buccin.

    Bogo

    s.

    f. bogue, poisson (box vulgaris).

    Bol

    s. m. coup

    de filet; produit de la pêche. Du latin boius,

    coup

    de filet,

    grec

    bolos.

    Bord s. m.

    bordage du bateau. Faire

    un

    bord, louvoyer.

    Bornhe adj. borgne. A

    cap

    bornhe, à l’aveuglette,

    genre

    de

    pêche à la fouine

    pour

    prendre les thons.

    Bouis s. m. canard à

    cou

    vermeil. Ce mot désigne divers

    anas

    et fuligula.

    Bouldroi

    s. m. nom

    de la baudroie à

    Leucate.

    Bouliech

    s. m. filet de pêche analogue à

    l’art;

    autrefois uti-

    lisé à Bages. Même étymologie

    que

    Bol. Catalan Boiitx, fr. boulier.

    Boulhabaisso

    s.

    f. bouillabaisse,

    soupe

    de poisson préparée

    avec

    diverses espèces de poissons et fortement épicée

    que

    l’on

    verse sur

    des tranches de pain frottées d’ail; voir chollpin.

    Boulherot s. m.

    petite seiche (sepiola yulgaris).

    Bounhou

    s. m.

    gobie buchotte, poisson (gobius minutus). A

    Sète: mounhoii.

    Bounitou

    s. m. gros maquereau (Scomber sarda). Catalan

    Bonitol.

    Bourdigo s.

    f. sortes de

    parcs

    permanents formés

    par

    des

    palissades de

    roseaux

    et de joncs qui permettent d’emprisonner

    les poissons et de les capturer ensuite à l’aide d’un truble.

    On les établit dans les

    graus

    qui font communiquer les étangs

    avec

    la

    mer. A. Dauzat fait

    dériver

    ce

    mot du celtique borda,

    massue.

    Bourdo

    s.

    f. cardium, mollusque.

    Bourrido s.

    f. mets constitué

    par

    des anguilles cuites

    avec

    des

    pommes

    de terre. Il diffère de la bourrido provençale qui

    est

    une soupe

    de poissons à l’ailloli.

    Boursal s. m.

    manche de la guionette qui fait partie des

    pantanos. Dérivé de bourso, bourse.

    Brasso s.

    f. brasse,

    mesure de longueur utilisée

    par

    les pêcheurs de 1

    m.

    75 environ. Du latin bracchia.

    Cabot

    s. m. muge (Mugil).

    Caboto

    s.

    f. grondin gris (Trigla corax).

    Caboto roujo

    s.

    f. grondin

    rose

    (Trigla milvus).

    Calà

    v. a.

    placer les filets. Du greco-latin calare. Italien calare,

    catalan calar.

    Caladou

    s. m.

    endroit où les pêcheurs tendent leurs filets.

    Dérivé de calà.

    Calamarino

    s.

    f. encornet, calmar de petite dimension (boligo

    vulgaris).

    Calamàs

    s. m.

    même

    sens que

    le précédent.

    Du latin calamarius, boîte à

    roseaux

    à écrire, italien calamaro, encrier;

    ce

    mot a

    servi à désigner métaphoriquement le

    céphalopode à

    cause

    du liquide noir qu’il répand lorsqu’il est

    attaqué; il est d’origine italienne.

    Calés

    s. m.

    Celui qui tire la traîne

    sur un

    bateau de pêche.

    Au

    propre ce

    mot signifie trognon et

    au

    figuré

    personne

    stupide.

    Ici ouvrier

    non

    qualifié,

    sans

    compétence spéciale. Du latin

    callus.

    Calucho

    s.

    f. petite traîne. Ce filet n’a

    que

    80

    ou

    100 mètres.

    Syn.

    prov.

    Cambaroto

    s.

    f. crevette Syn. gambe. Du latin gammarus,

    cammarus,

    même sens.

    Cambet

    s. m. syn.

    du précédent.

    Canabèlo

    s.

    f. anguille fine de dimension

    moyenne. Ce mot

    est probablement

    une

    déformation de callavèro,

    roseau,

    anguille

    de la

    grosseur

    d’un

    roseau.

    Il existe

    un

    poisson du nom

    de

    canadèlo, qui n’est

    que

    le diminutif de

    cano, roseau.

    Cancreto s.

    f. crevette.

    Canos

    s.

    f. pl.

    anneaux

    de bois de 0

    m.

    25 de diamètre placés

    à la joncion des différentes pièces des bras du filet.

    Cap

    s. m.

    partie de la tiradouiro, bout de corde reliant las

    orsos

    à la malho, corde servant à tirer le filet.

    Cap de ferre

    s. m.

    corde de l’ancre.

    Capelà

    s. m.

    capelan, poisser (gaddus minutus).

    Capioun

    s. m.

    haut de l’étrave.

    Cargau de

    mars. m. conque ou

    vénus, mollusque de

    mer.

    Carrés

    s. m.

    anguille verte et grasse.

    Caubèl

    s. m.

    poisson tué

    par

    le froid. Cauvet, cauvel,

    nom

    de

    bœuf de couleur blanchâtre. Du latin calvus, chauve.

    Caucet

    s. m.

    pièce de bois rapportée

    au

    bout du mât dans

    laquelle est placée

    une

    poulie qui sert à lever

    ou

    à abaisser la

    voile. Syn.

    prov.

    gauto. Du latin calx, calcis, talon, pied, bout

    de branche.

     

    Cavilhot

    s. m. cabillot

    ou

    chevillot, cheville de bois

    ou

    de fer

    placée à l’arrière du bateau

    ou

    vient s’attacher la corde de la

    voile.

    Cers

    s. m. vent d’ouest. Du latin circius,

    venu

    probablement

    du gaulois. Syn. bardanis, pounent.

    Chaval de

    mars. m.

    hippocampe poisson (hippocampus brevirostris)

    Choucho

    s.

    f. raie aigle, poisson (raja aquila). En catalan:

    milana.

    Choupin

    s. m. tranche de pain frottée d’ail qui sert à faire la

    bouillabaisse. Dérivé de choupà, tremper. Du germanique

    suppa.

    Chourmo

    s.

    f. équipage d’un bateau de pêche. Du grec

    Keleusma, italien rfurma, catalan Xusma. Mot venu par

    l’italien.

    Cigalo

    s.

    f. langoustine.

    Clavà

    s. m.

    barre de bois de 0

    m.

    75

    sur

    laquelle est fixée la

    deuxième maille du bras du filet appelée clavelenco. En catalan

    de Tortose clavà, extrémité du filet. Du latin clavis.

    Clavelado

    s.

    f. raie (raja clavato).

    Clavelenco s.

    f. dernière maille du bras du filet fixée

    sur

    le

    clavà.

    Col

    s. m.

    partie évasée de la manche qui relie celle-ci

    aux

    ailes du trabacou.

    Cosso s.

    f.

    cosse, anneau

    de fer renforçant l’oeillet d’une

    voile. Dispositif qui sert à fixer l’antenne

    sur

    le mât à l’aide de

    la trosso. D’après Dauzat, du néerlandais Kous (tiré du vieux

    picard calce, chausse).

    Coudoulo s.

    f. endroit où l’eau est profonde entre deux

    secs

    (écueils à fleur d’eau). Du latin cotulus.

    Cougo-negre s. m.

    variété de daurade ayant

    une

    raie noire

    avantla

    queue.

    Cougot

    s. m.

    corde

    sur

    laquelle sont fixées les dernières mailles de la manche du filet. Diminutif de

    cougo, queue.

    Du latin

    cauda.

    Cougueiril

    s.

    in. extrémité de la manche d’un filet à laquelle

    est fixée la corde attachée

    au

    piquet. Même étymologie

    que

    le

    mot précédent.

    Coungre s. m. congre,

    poisson. Du latin congrus. Mot occitan passé

    au

    français.

    Courredous

    s. m.

    pl. bordage, partie supérieure qui

    recouvre

    la membrure du bateau et qui supporte les tolets. Du latin

    currere.

    Courrent

    s. m. courant marin; on

    distingue le courrent de

    garbÍ, courant d’Ouest et le courrent de levant, courant d’Est.

    On appelle courrent d’espallo l’absence de courant.

    *

    Courrentilho s.

    f. pêche

    au

    thon à l’aidé d’un grand filet

    flottant qui dérive

    avec

    la barque

    sous

    l’action du courant.

    Dérivé de courrent.

    Coupalhou

    s. m.

    filet destiné à la pêche

    aux

    anguilles, sorte

    de truble. Mistral signale

    un

    filet appelé coulp (Narbonne) dont

    coupalhou est le dérivé.

    Coutèl

    s. m. couteau, coquillage du genre

    solen.

    Coutèl

    s. m. morceau de plomb fixé

    sur

    la manche du filet

    pour

    la maintenir ouverte.

    Crabo

    s.

    f. chèvre de

    mer, hyade.

    Cranc

    s. m.

    crabe. Du latin

    cancrum,

    accusatif de

    cancer.

    Cranquet

    s. m.

    crabe, diminutif de

    cranc.

    Crosso

    s.

    f. perche, gaffe. Du germanique *Krukk.ia influencé

    par croc.

    Crouquet

    s. m. hameçon. Catalan croquet. Dérivé de

    croc.

    Cuiouleto

    s.

    f. manche du trabacou. Ondistingue la cuiouleto

    mestro et deux cuiouletos dites bandos. Diminutif de

    couo, cuo,

    cuio,

    formes diverses

    du latin cauda,

    queue.

    On pourrait admettre aussi

    un

    diminutif de cucullus;

    en

    vieil occitan cogula.

    Daufi

    s. m.

    dauphin (Delphinus Delphis).

    Daurado

    s.

    f. daurade, poisson (chryso phris aurata). Du latin

    deaurata, le mot français est emprunté à l’occitan.

    Dalots s. m.

    pl. ouvertures pratiquées dans le

    paro-mar pour

    faire écouler l’eau de la tille. Il

    en

    existe deux à côté de la

    partie supérieure des murguetos. Dérivé de dalle, le mot est

    emprunté

    au

    néerlandais

    par

    l’intermédiaire du français.

    Dito s.

    f. enchère. Du latin dicta. Le mot est employé dans la

    vente du poisson à la criée.

    Douaniè s. m.

    poisson de rocher.

    Drisso s.

    f. corde qui sert à hisser la voile. Du latin Directiare

    par

    l’intermédiaire de l’italien drizza de drizzare. Catalan

    drissa.

    Eissircc, issalot

    s. m.

    siroco, vent du Sud-Est. De l’arabe

    shoruq, vent du Sud-Est.

    Embassà

    v. a. ranger

    les filets dans le bateau de pêche.

    Enger,

    s. m.

    filet servant à

    cerner

    le poisson

    au

    milieu d’un

    étang. On capture le poisson dans l’enceinte formée àl’aide de

    l’épervier

    ou

    de la

    «cage».

    Du latin ingenium.

    Escaveno

    s.

    f.

    ver

    qui sert d’appât

    aux

    pêcheurs. Provençal :

    escareno.

    Escar’po

    s.

    f.

    carpe,

    poisson.

    Escasso s.

    f. planche de la

    coque

    du bateau qui relie la

    proue

    à la

    poupe.

    Du germanique skatja.

    Escaume s. m. tolet, cheville à laquelle est attaché l’aviron.

    Autre forme languedocienne

    escamp, ancien occitan escalm,

    catalan escàlam. Du latin scatmus (mot grec), cheville

    pour

    l’aviron.

    Escoto

    s.

    if. corde qui fixe le coin inférieur de la voile

    au

    cabillot placé à l’extrémité de la

    poupe.

    Catalan et espagnol

    escota. Du néerlandais schoote, scandinave skaut. En fr. écoute

    ou

    escotte (forme méridionale).

    Escourpo

    s.

    f.

    rascasse

    (scorpaena porcus). Du latin scorpium

    Provençal rascasso,

    catalan, escorpi, rascassa,

    s. m.

    épervier, filet circulaire. Du germanique

    sparwari.

    Espigot s. m.

    allonge qui

    se

    place à l’extrémité de l’antenne.

    Du latin spica, épi. Comparer avec

    espigou, pièce qui

    sert à

    allonger le timon de la charrue (Mistral).

    Espioun

    s. m.

    filet utilisé

    dans

    la pêche à la sardine

    ou

    pêche

    «al sardinal ». Catalan espiÓ. Prov. sardinal.

    Estelc de

    mar s.

    f. astérie (asteria astropecten).

    Estrop

    s. m. anneau

    de cordage qui sert à fixer la

    rame sur

    le tolet. Du latin stroppus corde,

    Fagots

    s. m. pl.

    genre

    de pêche

    aux

    anguilles des étangs que

    l’on pratique

    avec

    des fagots de branchage. Mot provençal

    ou

    italien passé

    en

    français. Du latin hypothétique facus du

    grec

    phakelos.

    Femèlo

    s.

    f.

    anneau

    de fer qui reçoit le mamelon du gond du

    gouvernail

    ou

    aiguillot.

    Ferre

    s. m. ancre,

    grappin.

    Fitouiro

    s.

    f. fouine, fourche

    en

    fer, trident

    pour

    la pêche.

    Du latin hypothétique fictoria dérivé de fictus de figere. Provençal fichouiro, catalan fitora.

    Fousco

    s.

    f. obscurité, nuit noire

    sans

    lune qui favorise la

    pêche. Du latin fuscus. Catalan fosca.

    Gàbio

    s.

    f. filet cylindrique formé

    avec

    des

    cerceaux

    de bois

    qui sert à

    ramasser

    le poisson dans la pêche à l’engen. Du latin

    cavus par

    le dérivé

    cavea.

    Gandard s. m.

    matelot qui traîne le filet dit «art» au

    compte

    d’un patron de barque (Cabanes de Fleury). Syn. traïnaire,

    calés.

    sens commun

    de vagabond, fainéant,

    vaurien. En catalan gandul. De l’arabe gandur.

    Gangui

    s. m.

    filet traînant constitué

    par une

    manche de 10

    m.

    de long et de deux «bras », nappes

    de filet vertical munies de

    flotteurs

    et lestées de plomb

    que

    l’on traîne à l’aide d’une

    corde fixée à chaque «bras ». Ancien occitan gànguil, catalan

    gànguil, bateau de pêche et filet. Du

    grec ganganon.

    Ganguilho

    s.

    If. plus petit

    que

    le gangui

    pour

    la pêche

    aux

    anguilles qui vont à la

    mer de fin septembre à novembre à l’embouchure de l’Aude.

    Ganhèl

    s. m.

    filet de pêche utilisé dans les étangs; il

    se compose

    d’une manche et de deux ailes. Il est fixe

    ou

    susceptible

    d’être traîné.

    ,

    Garbi

    ou

    grebi

    s. m. vent du Sud, Sud-Ouest. De l’arabe garbi.

    Gat

    s. m. roussette, poisson (scyllium canicula). Syn. pastril.

    Gatèu

    s. m.

    filet semblable à la gato (voir

    ce

    mot), mais plus

    petit.

    Gato

    s.

    f. filet traînant dont les mailles ont 0

    m. 0018 de petites dimensions. Il est formé de deux ailes et d »une manche. Il

    sert surtout à pêcher le jol (athérine d,e Roger).

    Gavitèl

    s. m.

    espèce de bouée de liège

    sur

    laquelle

    est fixée

    une

    clochette

    ou une

    vieille boîte de fer blanc qui sert à

    marquer

    l’endroit où

    se

    trouvent les manches d’un filet dormant.

    Elle est attachée

    au

    cougueiril. Dérivé du latin gabata

    ou

    gabita

    par

    l’italien gavitello. Catalan gavitell. Le fr. gaviteau

    vient du provençal gavitèu.

    Girèlo

    s.

    f. girelle, poisson «Julis vulgaris).

    Globes.

    m.

    filet de 22

    m.

    de long

    et de 16

    m. de large

    que

    l’on

    pose en

    travers de la rivière d’Aude

    aux

    Cabanes de Fleury. Ce

    filet est placé horizontalement et

    repose sur

    le fond. Surla rive

    gauche-il est fixé à deux poteaux, tandis

    que sur

    la rive

    droite

    il est attaché à d,eux treuils

    ou

    «tourniquets » qui permettent

    de le soulever à fleur d’eau. Les pêcheurs vont recueillir le poisson

    à l’aide d’une petite embarcation. Il est surtout utilisé dans

    les nuits chaudes de l’été. Il

    a

    été employé aussi dans les

    graus

    des étangs. C’est un

    engin interdit.

    Globet s. m.

    petit globe qui est manœuvré à l’aide d’une

    perche à bord d’une nacelle. Les deux angles opposés sont placés

    sur

    deux perches

    en

    croix situées

    sur

    le bord de la rivière.

    Goulos s.

    f. pl. partie de la manche du filet formée

    par

    les

    roudets qui la maintiennent ouverte. Du latin gula, gueule.

    Gratiu s. m.

    corde appelée ralingue qui renforce le bord

    intérieur de la voile. Catalan gràtil, ralingue placée

    sur

    le bord

    supérieur de la voile, espagnol grâtil, envergure, ourlet de la

    voile. Dérivé probable du latin cratem, grille, claie et du suffixe

    -île.

    Grau s. m. grau; ce

    mot désigne l’embouchure de l’Aude et les

    canaux

    qui mettent les étangs

    en

    communication

    avec

    la

    mer.

    La forme occitane normale serait

    gra; grau est dû à l’influence

    du catalan. Diminutif grasèl. Du latin gradum, passage.

    Grèc

    ou gregau s. m. vent du Nord-Est.

    Grounhou de

    mars. m.

    gobie.

    Guiouneto

    s.

    f. partie du dispositif de pêche appelé pantanos.

    La giouneto est constituée

    par une

    manche à deux boursals.

    Dérivé de guià

    pour

    guida, guider.

    Iranho

    s.

    f. vive, poisson (trachimus draco). Du latin aràcnea,

    araignée.

    lsaà

    v. a.

    hisser. Du suédois hissa. Italien Issare, Espagnol

    izar.

    Issalot

    s. m. autre forme de eissiroc, siroco.

    Juèl s.

    m.

    athérine de Boyer, poisson. Syn. Juvil à Narbonne.

    Origine obscure.

    Labech

    s. m. Syn. bech, lebet, vent du Sud-Ouest. Du latin

    Ilba, tibis, libien

    ou

    vent

    deLibye,

    par

    l’italien libeccio (lat.

    vulg. libycius).

    Lambran

    s. m. homard (homarus vulgaris). Syn. Ligoumbau.

    Ces formes dérivent du latin locusta influencé

    par

    d’autres

    mots:ligusticus, ligurien; lupus, loup; longobardus, lombard

    etc.

    Langousto s.

    f. langouste, crustacé. Du latin locusta » sauterelle.

    Lesao

    s.

    f.

    muge.

    Levantol

    s. m. vent d’Est.

    ,, »

    ,-

    Lieùtenents s. m.

    pl. filet à deux manches et deux ailes. N’est

    plus usité. Mot emprunté

    au

    français.

    Ligoumbau

    s. m.

    homard. Voir lambran.

    Limando

    s.

    f. limande, poisson (Platessa

    limanda).

    Lis&o

    s.

    if.

    muge.

    Loubarrou

    s. m.

    bar, poisson (Labrus lupus). Du latin lupus

    combiné à l’augmentatif

    — arrou

    d’origine ibérique. Catalan

    llobarro.

    Loup

    s. m.

    mulet, poisson.

    Lum

    s. m.

    lumière,

    genre

    de pêche qui

    se

    pratique

    au

    flambeau et à la fouine.

    Ma de ferre

    s.

    f. sorte de fourche à cinq branches recourbées

    qui sert à la pêche

    aux

    moules, littéralement : main de fer.

    Magistrau ou Maristrau

    s. m. vent du Nord. Nord-Ouest. On

    dit aussi terraI, vent terraI. Du latin magistralis.

    Malho s.

    f. corde qui sert à traîner le filet. Du latin macula.

    Maitilhou

    s. m.

    patelle, coquillage. Syn. Arapédo alaped’o; du

    grec

    lepas, lepados.

    Marcho-piè (gallicisme)

    s. m.

    petit plancher triangulaire qui

    oouvre l’arrière du bateau entre le gouvernail et le

    senou.

    Margo s.

    f. manche du filet. Du latin manica. Syn. cuiouleto,

    pantano.

    Mari s. m.

    marin, vent d’Est, de la

    mer.

    Maserou s. m.

    anguille fine à chair ferme, dite aussi masèro.

    Du latin

    macerare, rendre compact (Mistral).

    Matafius s. m.

    pl. garcette, corde servant à attacher la voile

    à l’antenne. Composé de matà ou

    batà etde fioun(prov.), cordelette. Catalan: abadafions, batafions, matafions.

    Matinado s.

    f.

    coup

    de filet qui précède

    immédiatement

    l’aube

    à la pêche à la traîne.

    Merlan s. m.

    merlan, poisson (Merlangus).

    <

    Meteto

    s.

    f. melette, poisson (Meletto phalarica). Désigne

    par

    extension tous les petits poissons.

    Metge s. m.

    demoiselle (cepola rubescens). Du latin medicus,

    médecin; c’est aussi le

    sens

    du mot en

    langue d’Oc.

    Mijà s. m.

    dernier cercle de la manche à l’endroit où elle

    se

    raccorde

    au

    col. Du latin mediamis.

    Mijoul s. m. muge (mugil). Du latin mugilem. Catalan et

    anc. prov.

    mùjol.

    Molo

    s.

    f. lune

    ou

    môle, poisson

    Murguetos s.

    f. pl. montants de bois soutenant le plancher

    de la tille. Du latin murica, diminutif populaire de

    mus, muris,

    souris.

    Nacèlo

    s.

    f. nacelle. Du latin navicella.

    Nansos s.

    f. pl.

    nasses.

    Désigne aussi la manche de certains

    filets. Les

    nasses

    servent à prendre des homards et des langoustes.

    Nègo-fol

    s. m.

    petit bateau, appelé aussi betou. Composé de

    negà,

    noyer

    et fol, fou.

    Orso s. f. gauche du bateau. Tirà de l’orso, aller

    vers

    le

    vent. Las orsos,

    cordes placées à l’avant du bateau

    pour

    maintenir la voile; les deux cordes qui relient la bandoulière de la

    tiradouiro à la corde du filet traînant. Fr.

    ourse,

    Italien

    orsa,

    étoile; Catalan

    orsa,

    italien et espagnol

    orza,

    lof. Du néerlandais

    lurz, à gauche.

    Ost s. m.

    corde fixée à l’arrière du bateau

    pour

    maintenir la

    vergue.

    Catalan osta, corde qui sert à

    amarrer

    la voile à la

    poupe,

    itague; ostada, corde qui sert à dresser les voiles; italien

    ostaga espagnol ustaga. Du néerlandais tackel.

    Oulo

    s.

    f. pot

    en

    terre. Dans la répartition du poisson pêché

    la part de l’oulo représente la part destinée à la nourriture de

    l’équipage.

    Ourjau

    s. m.

    barre du gouvernail. Dérivé de ollrjà

    pour

    ourzà,

    aller

    au

    lof, aller contre le vent. Voir orsa.

    Padet

    s. m.

    poisson mal déterminé qui ressemble à la daurade. Du lang. padé, poêlon.

    Pagèl

    s. m. pagel, poisson (Pagellus). Diminutif pagèlhou

    (Leucate).

    Pal

    s. m. piquet qui sert à fixer les filets formants.

    Palaigc

    s.

    f. petite sole (solea vulgaris). Catalan palaia. Du

    gaulois pelai-ca.

    Palaigou

    s. m.

    petite sole.

    Palamldo

    s.

    f. pelamide, poisson (Pëlamis sarda).

    Palangre

    s. m.

    corde tendue perpendiculairement à%acôte

    soutenue

    par

    des flotteurs de liège qui supporte des lignes

    d’une brasse munies d’un hameçon. Chaque palangre est munie

    de 500 à 1000 hameçons. Du grec panagron.

    Pathou

    s. m. plancher qui

    recouvre

    l’arrière du bateau jusqu’au voisinage du mât. Prov. paiàu,cat. pallol. Du latin palea

    + olum.

    Palo-molo

    s.

    f. pièce de bois fixée

    sur

    les

    varangues du fond

    du bateau et percée d’un trou

    pour

    recevoir le tenon du mât.

    Catalan paramola.

    Palourdo

    s.

    f.

    grosse clovisse.

    Pam

    s. m. empan, mesure de longueur de 22

    cm.

    environ. Du

    latin palmus.

    Panièro

    s.

    f. espèce de corbeille qui sert à pêcher les anguil-

    les dans les étangs. Forme féminine du latin panarium, corbeille

    à pain.

    Pano

    s.

    f.

    morceau de liège rectangulaire fixé

    sur

    les «bras

    »

    du filet

    comme

    flotteur. Du latin

    pannus, morceau d’étoffe.

    Paintano

    s.

    f. poche du filet appelé «trabacou»; sorte de

    filet formé de deux ailes et d’une seule manche; dispositif de

    pêche formant

    un parc

    utilisé dans les étangs. Du latin

    panthera.

    Paradièro

    s.

    f. filet perpendiculaire fixé

    sur

    des pieux qui

    sert à diriger le poisson

    sur

    la manche du gangui

    ou

    du trabacou.

    Dérivé de parà, tendre

    un

    piège. Du latin

    parare.

    Paro-mar

    s. m.

    pièce de bois placée

    sur

    le bordage du côté

    de la

    proue

    destinée à rejeter l’eau des

    vagues. Catalan paramal’.

    Part

    s. m. part de poisson qui revient à chaque membre de

    l’équipage d’un bateau de pêche. On distingue la part de l’oulo

    ou

    pinhato, part

    pour

    la nourriture de l’équipage; part,Te bol,

    part du patron, des hommes de bol et du gardo-fanau; part de

    la chourmo, part de l’équipage; part du filet.

    Passard

    s. m.

    barbue, poisson (rhombus laevis).

    Syn.

    pansard. Du latin panticem + ard, qui

    a une grosse panse.

    Pastril

    s. m.

    Roussette, poisson (Seyllium Canicula). Syn.

    Pastre.

    Patrou

    s. m. patron de barque.

    Pè de rodo

    s. m. on

    distingue le pè de rodo de davant, étrave;

    le pè de rodo de darriè, étambot.

    Peis d’espaso

    s. m.

    espadou, poisson (Xyphias gladius).

    Peis-voulant

    s. m. exocet (Exocetus volitans).

    Peis luno

    s. m.

    môle

    ou

    poisson-lune. C’est

    un

    poisson de

    forme circulaire.

    Peissouniè

    s. m.

    poissonnier.

    Pelouso

    s.

    f. raie batis (raia bâtis). Du latin pilosa.

    Perjou

    s. m.

    perche

    ou

    gaffe. Du latin pertica + onem.

    Perpeire

    s. m.

    très petite limande, poisson (Leucate). A Cette:

    perpeira désigne divers pleuronectes.

    Pèu-blu

    s. m.

    requin bleu (Carchirias glaucus).

    Picado

    s.

    f.

    genre de pêche

    que

    l’on pratique à l’aide du filet

    appelé batudo. On opère

    par

    les nuits chaudes

    en cernant le

    poisson à la côte. Dérivé de picà, frapper.

    Pièço

    s.

    f. filet rectangulaire de quelques mètres de haut et

    de 50

    m. de long

    pour

    la pêche

    en mer. On réunit plusieurs

    pièços

    pour

    la pêche

    en commun.

    On opère de 300 à 800

    m.

    du rivage.

    Pinhato

    s.

    f.

    marmite; repas

    de l’équipage. Du latin pinea +

    ata.

    Pla

    s. m.

    fond du bateau.

    Piano

    s.

    f. plie, poisson (platessa vulgaris).

    Porto-peis

    s.

    f. bateau de trente

    empans

    semblable à la

    traïno. Syn. bctrqueto.

    Poto

    s.

    f. méduse, mollusque (Rhizostoma Cuvièri). Du lang.

    pot, lèvre, bouche.

    Poufre

    s. m.

    poulpe. Du latin pélypus. Le mot fr. est

    emprunté

    au

    provençal.

    Poujà

    v. n.

    obéir

    au

    vent. Dérivé du latin *podiare.

    Pounent

    s. m.

    couchant; vent d’Ouest.

    Primo

    s.

    f. premier

    coup

    de filet de la nuit dans la pêche à la

    traîne.

    Pro

    s.

    f.

    proue.

    Rajado s.

    f. raie, poisson (raia clavata). Du latin ra,ia.

    Ramada s.

    f. sortes de

    nasses

    fabriquées

    avec

    des branchages

    qui servaient à la pêche dans l’étang de Bages

    au

    xv’ siècle;

    enceintes de pieux dans lesquelles

    on

    plaçait

    ces «ramadas»;

    droit

    perçu par

    le vicomte de Narbonne

    sur

    la pêche

    avec ces

    engins. Du latin

    ramus.

    Rasai

    s. m.

    espèce d’épervier

    pour

    la pêche. Prov.

    resau,

    cat.

    rail. Du latin retiaculum.

    Rasclou

    s. in.

    « carrelet, poisson.

    Rat

    s. m.

    peut-être le rat de

    mar de Sète (xyrichthys

    moraciula).

    Rem

    s. m. rame,

    aviron. Du latin

    remus.

    Remouli

    s. m.

    tourbillon de vent

    ou

    d’eau. De remoulinà,

    tourbillonner; de mouli, moulin.

    Respalmo

    s.

    f. planche placée perpendiculairement

    sous

    le

    banc d’albollrà. Substantif verbal de respalmà, rebondir, dérivé

    de palmo, balle.

    Rià

    s. m.

    poulie à

    gorge

    placée dans le «caucet» au

    bout du

    mât.

    Roucau s. m.

    labre rayé et labre varié (Labrus lineatus, labrus

    mixtus).

    Roudàncio

    s.

    f. disque de liège

    sur

    lequel vient s’attacher

    le

    cap

    de la tiradouiro. Il est fixé

    sur

    la corde qui sert à traîner

    le filet. De rodo,

    roue.

    Roudet s. m.

    cylindre de liège qui sert à maintenir ouverte

    la manche du filet.

    Rouget s. m. rouget, poisson (Mullus ruber).

    Roumateu s. m. turbot, dérivé de

    roun

    et mieux roum

    et du

    suffixe atel, diminutif

    sous une

    forme provençale.

    Roumatièro

    s.

    f.

    filet destiné à capturer les turbots. Dérivé de

    rhombus.

    Roun

    s. m.

    turbot, poisson (rhombus maximus). Du latin

    Rhombus. Syn. Roun clavelat.

    Sabre

    s. m.

    espèce, de sabre de bois qui sert à

    frapper l’eau

    des étangs

    pour

    étourdir les anguilles afin de les prendre à la

    main. Le mot désigne

    ce genre

    de pêche.

    Sac

    s. m.

    bande de toile

    que

    l’on

    passe en

    bandoulière

    pour

    tirer le filet.

    Salabre s.. m.

    sorte de truble qui sert à prendre le poisson

    dans les bourdigues. Catalan salabre; sorte de filet à manche

    soutenu

    par

    des cordes

    sur

    le fond de la

    mer.

    Sardinal

    s. m.

    bateau à quille ponté de S à 14

    m. de long

    pouvant affronter la haute

    mer;

    filet

    pour

    la pêche à la sardine.

    Sardo

    s.

    f. sardine.

    Sardoun

    s. m. sorte de lisière qui borde le filet appelé tramal.

    Elle est constituée

    par

    des mailles en gros

    fil.

    Sars

    s. m. sargue.

    Il existe plusieurs poissons du

    genre sargus.

    La forme habituelle est sarg,

    du latin

    sargus, grec sargos.

    Saucanèlo

    s. m.

    daurade de petite dimension. Diminutif de

    sauqueno,

    même sens.

    Saucle

    s. m.

    cercles de bois qui forment la charpente de la

    manche d’un filet et qui la maintiennent ouverte. Du latin

    drculum, cercle, celcle, ceucle, saucle.

    Saupo

    s. m. saupe,

    poisson (Box salpa). Du greco-latin salpa,

    merluche.

    Saiurèl

    s. m. saurel, poissiom (caranx trachurus). Catalan

    sorell. Diminutif saurelhou (Leucate).

    Sautado s. f. La pêche à la saatado

    se

    pratique

    avec

    le filet

    appelé batudo. A l’aide de

    roseaux on

    maintient le filet

    en

    surface

    pour

    éviter

    que

    les poissons passent

    par

    dessus

    en

    sautant.

    Sec

    s. m.

    écueil; endroit où le fond affleure

    presque

    à la

    surface de la

    mer.

    Segound

    s. m.

    celui qui

    occupe

    le second

    rang

    après le

    patron dans l’équipage d’un bateau de pêche.

    Senou

    s. m.

    petit pont placé à l’arrière du

    bateau

    formant

    une sorte de chambre dans laquelle

    on

    place les vivres. Vieux

    Fr. sinail, du latin cenaculum.

    Sépio

    s.

    f. seiche, céphalopode (sepiola vulgaris). Du latin

    eepia. Diminutif sepiau, sepiounet.

    Sinhal

    s. m. sorte de petite bouée de liège destinée à

    marquer

    l’emplacement d’une manche de filet.

    Siure

    s. m.

    liège. Du latin suber.

    Solièros

    s.

    f. pl. pêche

    aux

    «batudos» qui

    se

    pratique

    sur

    la

    plage (en plajo). On pêche la sole et la roussette. Dérivé probable de solo, sole.

    Solo

    s.

    f. sole, poisson (solea vulgaris). Du latin vulgaire

    sola

    pour

    le cl. solea. Le mot fr. est emprunté

    au

    provençal.

    Sourro

    s.

    f. sable, lest. Du latin saburra. Catalan et espagnol

    sorra.

    Talaboucal

    planche étroite qui est fixée

    sur

    les amodiés

    et qui ‘fait le

    tour du bateau

    comme une

    siorte de main-courante.

    Tartano s. m.

    sorte de barque de pêche. De l’italien tartana

    tiré, peut-être, du

    prov.

    tartalla oiseau de proie,

    par

    métaphore.

    Taume

    s. m.

    tille, petit plancher couvrant l’avant du bateau.

    Du latin tegmen, teume (prov.).

    Tenilho

    s.

    f. tenille, coquillage bévalve «Tellina incarnata).

    Sorte de rateau à dents serrées muni d’une manche qui sert à

    ramasser

    les coquillages

    sur

    les fonds sablonneux. Du grec

    tellinê; catalan et languedocien tellina, télino. Tenilho est le

    résultat d’une métathèse.

    -Timou

    s. m. timon, gouvernail.

    Tiradouiro

    s.

    f. bande de toile

    que

    l’on met en

    bandoulière

    et dont les extrémités sont réunies

    au cap par

    les

    orsos.

    Le

    cap

    vient s’attacher

    sur

    la roudàncio qui est elle-même fixée

    sur

    la

    corde de tirage du filet.

    Tirant

    s. m. sorte de filet qui sert à la pêche à la sautado

    dans l’étang de Gruissan. Dérivé de tirà.

    Tiro-vèni

    s. m.

    dispositif permettant de tirer le filet à terre

    sans

    avoir besoin d’un bateau. Formé des deux impératifs :

    tiro, tire et vèni, viens.

    Toun

    s. m.

    thon, poisson.

    Tourtel

    s. m. sorte de crabe (Pirimela Denticulata). Du latin

    torta (panis), pain tordu

    en

    rond.

    Trabac

    s. m.

    filet à trois manches analogue

    au

    trabacou (Cabanes

    de Fleury).

    Trabaco

    s.

    if. sorte defilet à trois manches dont les ailes for– ment un

    cercle ouvert

    par

    où pénètre

    une nappe

    de filet appelé

    paradièro.

    Trabacou

    s. m. filet analogue à la trabaco.

    Trai

    s. m.

    pêche à la ligne du

    maquereau. Dérivé de traire,

    lancer, tirer; du latin trahere.

    Traïnaire

    s. m. matelot qui tire le filet à la pêche à la traîne.

    Traïno

    s.

    f. traîne; pêche à la traîne; barque

    pour

    pratiquer

    cette pêche de 8 à 9

    m. de long. Du latin *traginare

    pour

    trahere.

    Tragèl

    s. m. sorte de bricole qui sert à traîner le filet. Dérivé

    *tragere

    pour

    trahere.

    Tramalh

    s. m. synonyme

    de «batudo», filet

    en nappe. Du

    latin tremaculum.

    Tramountano

    s.

    f. vent du Nord. Du latin transmontana.

    Trassairol

    s. m.

    petites cordes fixées

    sur

    la voile qui

    servent à

    en

    diminuer la surface, quand il fait trop de vent.

    Faire lou trassairol, prendre

    un

    ris. Prov. trasseiroll, lang.

    tassairôu. Espagnol tercerol, catalan tercerol. Cette forme

    représente

    une

    altération de terçairol, de *tertiariolus.

    Trosso s.

    f. corde qui sert à fixer l’antenne

    sur

    le mât. Catalan trossa, italien trozza, fr. drosse. Dérivé du latin thyrsum,

    subst. verbal de troussa, trollsser.

    Trastejado

    s.

    f. pêche qui

    se

    pratique

    en mer avec

    la fouïne

    dans les endroits à fleur d’eau ou

    secs.

    Dérivé de trastejà, tracasser,

    tâtonner.

    Tustà

    v. a.

    dans l’expression tustà lous peissouniès signifier

    sonder, interroger les poissonniers

    au

    sujet des prix du poisson.

    Au

    propre

    frapper. Du latin *tusitare, du participe passé

    tusus de tundere.

    Vaco

    s.

    if. torpille, poisson.

    Vairat s. m. maquereau. (Scomber auratus). Du latin variatus.

    Vairadèl s. m.

    petit

    maquereau.

    Velo

    s.

    f. voile.

    Vent d’Espanho

    s. m. vent du Sud.

    Vergèl

    s. m. verveux.

    Du latin *verticellum.

    Vergol s. m. verveux.

    v. a.

    appâter

    avec

    des

    vers;

    appâter. Fréquentatif

    tiré de

    verm, ver.

    Vermejado

    s.

    f. pêche à la fouïne pendant laquelle

    on

    appâte

    le poisson

    avec

    des sardines.

    Vougaire s. m. rameur

    d’un bateau de pêche à la traîne. De

    vougà, naviguer.

 

 

 

 

Bibiographie: Louis Allibert.
Traditions populaires

2 Comments

  • pep bru
    2017-01-07 23:38

    Très intéressant, merci.

    Mais je crois que Alibert a peut-être tort s´il croyait que anchoia vient de l´espagnol. Il s´agit possiblement d´un mot génois. Regardez ici

    http://elpetitespolit.blogspot.com.es/2016/03/anxoves.html
    (c´est mon blog, veuillez excuser le spam)

    ou sur le Trésor: http://www.cnrtl.fr/definition/anchois

    • Anne Auriol
      2017-01-08 12:42

      Bonjour
      Oui c’est fort possible, de plus on sait que les marins et pêcheurs génois ont été présents le long des côtes de l’Occitanie depuis l’Antiquité, certains se sont même installés tout comme ceux de Cetara a Sète ou au Grau du Roi. M. Allibert a publié ce dictionnaire dans les années 1940, il a fait ses recherches avec les moyens du bord de l’époque. Aujourd’hui grâce a internet et à la numérisation les recherches sont plus pointues. Toutefois ce recueil m’a paru intéressant car certains termes ont peut être disparu notamment chez les jeunes pêcheurs. Bien à vous.

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